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Le Parlement de Bretagne et les demeures de Parlementaires Bretons du Pays de Moncontour

Le parlement de Bretagne

Les Capétiens déléguèrent leur droit de "hauts justiciers" à un tribunal qui prit, sous saint Louis, le nom de Parlement.
Devenu l'organe central de la JUSTICE royale, (c'est une cour d'Appel) le Parlement enregistre en outre les ordonnances royales, ce qui lui confère un rôle POLITIQUE.
A partir du XVIe siècle, 12 Parlements provinciaux sont créés.
Le Parlement de Rennes, le septième dans l'ordre chronologique est institué en 1555.
Pour mieux le contrôler, le roi fixe sa composition : 16 bretons, 16 non-bretons, un Président non-breton (une exception en 1777: le marquis de Catuelan).
Le parlement entre fréquemment en conflit avec le pouvoir royal, contre qui il défend les libertés bretonnes.
"Les parlementaires bretons, issus de la noblesse de haute extraction, riche en seigneuries et terres, fiers de leur pouvoir juridique et politique, constituent une caste respectée et redoutée". (Jean Meyer)
La nuit du 4 août destitue les Parlements de leur pouvoir et ils sont supprimés le 6 septembre 1790.

Moncontour, comme les sept autres baillis de la Bretagne médiévale, possède sa sénéchaussée et son sénéchal. Cet officier royal juge en première instance les affaires graves touchant par exemple la noblesse, et il révise ou confirme des sentences prononcées par les barres inférieures, ducales ou privées. C'est le premier juge et le président du Tribunal mais aussi l'administrateur du domaine. Au Moyen-Age, la sénéchaussée dépend du Parlement alors qu'à partir du XVIe siècle des présidiaux, ou cours de justice intermédiaires, sont instaurés entre eux.
Les demeures décrites, le sont selon l'état des lieux au moment où les parlementaires sont en possession de ces domaines. L'état actuel est quelque peu différent.

La région de Moncontour a également vu d'autres parlementaires dont les demeures ont aujourd'hui partiellement, ou entièrement, disparu.

  • le château du Plessis au Noir, en Trédaniel, à la famille de Berland de la Guitonière (au XVIe siècle) n'existe plus.
  • le vieux Bellevue, en Hénon, est à l'emplacement même du château du Conseiller Grignart de Champsavoy (au XVIIIe siècle).
  • le conseiller Ravenel (au XVIIIe siècle) possédait une demeure en Brehand
  • le château du Resnon (ou Raysnon), appartenant à la famille du Bouilly, a entièrement disparu.

Les chapelles :

  • Saint-Blaise en Quessoy : au XIIIe siècle nous trouvons cette chapelle sous le nom de Saint-Samson puis Saint-Blaise au XVIIe siècle. En 1610, le seigneur de Bogar a ses armes en pierre de chaque côté de la chapelle et en la vitre. L'actuelle chapelle, mi XIXe siècle est la nouvelle construction qui a fait suite à celle du Vieux-Saint-Blaise où il ne reste que le vieux chêne millénaire qui était à ses pieds.
  • L'Hôpital en Quessoy : au XIXe siècle, une nouvelle chapelle fut bâtie sur l'emplacement d'un ancien établissement hospitalier de l'Ordre du Temple, puis Ordre des Chevaliers de Malte.
  • Notre-Dame-du-Haut en Trédaniel : Cette chapelle des XIVe et XVIe siècles, en plus de la Vierge, abrite les saints guérisseurs qui, au XVIe siècle, devaient se trouver dans la chapelle de la Madeleine de Moncontour. Ces saints sont toujours vénérés lors du pardon du 15 août.
  • Notre-Dame-du-Mont-Carmel à Bel Air : cette chapelle du XIXe siècle était destinée à recevoir la statue de Notre-Dame de Bretagne. Elle est toujours présente dans la chapelle. Le pèlerinage qui lui était dedié est toujours en vigueur.
VillePays de Moncontour