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Sur les traces de Boishardy

Boishardy, chef chouan de la région de Moncontour, possédait un manoir sur la commune de Bréhand. C'est également sur cette commune que l'on peut trouver les demeures de sa mère et de sa fiancée, Joséphine de Kercadio.

  • Ces trois manoirs sont : (1) Boishardy (XVe siècle) ; (2) Quimby (XVe et XVIe siècles) "le plus petit des petits manoirs", possédant encore sa chapelle, laquelle est en très mauvais état ; (3) La Ville Louët (XVIe siècle)
  • L'entrée de Boishardy dans la chouannerie a lieu après l'intervention du District de Lamballe, qui le poirte sur la liste des émigrés, alors qu'il est cantonné à la Rochell. Malgré sa réhabilitation, il va rester dans la clandestinité où il est entré malgré lui.
  • Lors de la levée des 300.000 hommes en 1793, Boishardy, habillé en paysan et debout sur le mur du cimetière de Bréhand, harangue une centaine de jeunes gens et leur ordonne de déchirer le rôle de conscrits. Désormais, Boishardy, surnommé "Le Sorcier", est condamné à mort par contumace et doit se cacher dans la campagne avoisinante.
  • En décembre 1794, une première rencontre, entre le fénéral républicain Humbert et Boishardy, se déroule dans les Landes de Gausson. La seconde, peu après, aura lieu à la Ville Louët, alors que la troisième se déroulera à Moncontour (4), dans l'Hôtel particulier des Latimier du Clézieux, de riches négociants en toile.
  • Ce chef chouan aura une fin tragique dans la nuit du 16 au 17 juin 1795. Il fut surpris par une patrouille dans la prairie, dite des Bas-Champs en Bréhand. Pour protéger Josephine de Kercadio et ses 2 compagnons, Boishardy les envoie vers la chapelle Saint-Malo (5). Il sera tué au bord de la prairie, sa tête tranchée et plantée au bout d'une pique est promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour avant d'être déposée sous les fenêtres de Hoche, puis jetée dans un étang.
  • Une croix (6) au bord de la route Bréhand-Moncontour rapelle cette nuit tragique.
VillePays de Moncontour